ACTUALITÉS

Le plan Medusa compromet la sécurité à Bruxelles
Le samedi 5 mars 2016

Je vous invite à lire l’article d’Arnaud Farr, dans  » La Dernière Heure  » de ce jour,  » Le Plan Medusa compromet la sécurité à Bruxelles « , qui reprend, aux côtés des déclarations de Marc-jean Ghyssels, Bourgmestre de Forest, et de Bernard Clerfayt, Bourgmestre de Schaerbeek, mes inquiétudes quant à la sécurité dans la Région de Bruxelles-Capitale suite aux décisions du Ministre NV-A de l’Intérieur Jan Jambon d’envoyer à la Côte belge des policiers des zones bruxelloises déjà en sous-effectifs!

Si la décision peut s’expliquer dans le cadre de a crise des migrants, c’est néanmoins la sécurité des Bruxelloises et des Bruxellois que le Gouvernement fédéral hypothèque ainsi que celle des policiers obligés d’enchaîner, contrairement à ce que prévoit la  » Loi Mammouth « , plus de cinq week-ends en suivant en ayant moins des 60 heures de repos obligatoires!

La Région de Bruxelles-Capitale manque cruellement de policiers et de moyens pour ses polices et le Ministre NV-A de l’Intérieur Jan Jambon, qui n’est plus à une incohérence près, diminue, d’un côté, de 2% la dotation fédérale aux zones de police les empêchant, entre autres, d’engager du personnel, et d’un autre côté, exige, via la capacité hypothéquée, qu’elles fournissent du personnel pour des missions qui ne sont pas directement les leurs!

Toute l’incohérence de la politique de ce ministre totalement irresponsable !

Il est plus facile évidemment de faire de grands effets d’annonce, sous le soleil marocain, en déclenchant un débat sur la reprise des empreintes digitales sur les cartes d’identité, débat totalement inutile de l’aveu même de ses partenaires gouvernementaux!

Alain Kestemont

 

Article : Source DH du Samedi 05 Mars 2016   Arnaud Farr

L’envoi de policiers bruxellois à la côte belge pose problème au niveau du maintien de la sécurité dans les communes.

Depuis son entrée en vigueur la semaine dernière, le plan Medusa fait polémique. Son objectif est d’épauler la zone de police de La Panne dans le contrôle de la frontière franco-belge suite au démantèlement de la « Jungle » de Calais qui était occupée par des réfugiés, mais parmi les bourgmestres bruxellois, c’est la grogne. « Plusieurs sources policières de la Région, toutes zones confondues, sont scandalisées par l’envoi des forces de police bruxelloises à la côte alors que nous souffrons déjà de sous-effectif à Bruxelles », a fait savoir Marc-Jean Ghyssels (PS), bourgmestre de Forest.

Concrètement, cette situation pose problème au niveau des tâches quotidiennes que doivent accomplir les zones de police. Il s’agit notamment de la réalisation d’enquêtes de quartier pour obtenir des informations sur le radicalisme, assurer la sécurité des lieux de culte et des écoles ou organiser les patrouilles de terrain sur l’ensemble du territoire.

Environ 50 policiers bruxellois sont envoyés chaque jour à la côte belge pour contrôler l’afflux de réfugiés dans des conditions parfois pénibles. Ils ont, selon des sources policières, de très longues journées au cours desquelles les missions assignées par les inspecteurs locaux ne sont pas toujours claires. « Ils ont pour consigne d’intercepter des voitures avec des plaques principalement anglaises mais ne possèdent pas de véhicules adéquats pour assurer pleinement leurs missions », précise le socialiste.

Le principal problème pointé du doigt est que ce renfort policier à la côte a un impact sur la sécurité à Bruxelles. « On connaît la croissance démographique en Région bruxelloise, mais il manque toujours près de 600 policiers et maintenant on nous en enlève encore une cinquantaine. C’est d’une incohérence totale ! Cette politique affaiblit encore un peu plus la capitale », ajoute-t-il.

Bernard Clerfayt (DéFI), le bourgmestre de Schaerbeek, partage ce point de vue. « Dans notre zone de police, nous avons 10 patrouilles de terrain et une patrouille qui peut être affectée aux urgences du jour, comme un cambriolage ou un problème de sécurisation particulier. Donc nous devons soit réduire le nombre de patrouilles, soit appeler plus de personnel en renfort qui serait par exemple en congé », précise-t-il.

« Je ne serais pas opposé à envoyer 9 hommes à la côte le temps d’une seule journée. Mais le plan Medusa va durer longtemps et donc notre capacité d’intervention diminue. Si par exemple on recense une vague de cambriolages, la police risque de facto d’être moins efficace qu’en temps normal », ajoute le bourgmestre schaerbeekois.

Les syndicats policiers ont déposé ce mercredi un préavis de grève et espèrent que leurs revendications seront prises en considération par le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA).

Une obligation légale d’envoyer des policiers en renfort

Pour Johan De Becker, le chef de corps de la zone de Police Bruxelles-Ouest (Molenbeek, Koekelberg, Jette, Berchem et Ganshoren), cette demande de renfort policier fait partie des obligations légales. « Le principe de la capacité hypothéquée consiste à mettre des policiers à disposition de la police fédérale si un événement important le nécessite », explique-t-il. « Je ne peux pas contester ce fait, même si c’est vrai que nous manquons de personnel policier en Région bruxelloise. » De son côté, Alain Kestemont (DéFI), conseiller de la zone de police Midi (Anderlecht, Forest, Saint-Gilles), se montre inquiet par cette situation et a interpellé son collège de police. « Nous avons déjà un sous-effectif de 69 hommes pour notre zone de police, mais avec les renforts envoyés à la côte, ce chiffre avoisine désormais les 100 membres du personnel, c’est trop », déplore Alain Kestemont. Il reconnaît le caractère légal du principe de capacité hypothéquée, mais déplore le fait que cette situation va avoir pour conséquence un allongement de la durée des interventions sur le terrain étant donné que moins de patrouilles sont actives dans la zone Midi, ce qui peut poser des problèmes en termes de sécurité dans cette zone très peuplée de la capitale.

Arnaud Farr

Dans la même rubrique
DéFI demande une phase test complémentaire et de nouveaux critères d’évaluation transparents
Bois de la Cambre DéFI demande une phase test complémentaire et de nouveaux critères d’évaluation transparents
« Ne sous-estimez pas la colère et la souffrance qui irriguent ce pays aujourd’hui »
déclaration gouvernementale "Ne sous-estimez pas la colère et la souffrance qui irriguent ce pays aujourd’hui"
Opération récolte de croquettes
bien-être animal Opération récolte de croquettes
« Bruxelles est incontournable ! »
Interview de rentrée "Bruxelles est incontournable !"
Avec Antoinette Spaak, DéFI et la Belgique perdent une grande dame de la politique
disparition Avec Antoinette Spaak, DéFI et la Belgique perdent une grande dame de la politique
DéFI va investir pour vous défendre, vous rassembler et fédérer le plus possible
Fête nationale DéFI va investir pour vous défendre, vous rassembler et fédérer le plus possible